« Y a rien dans les placards ? J’ai faim et j’ai rien pris à manger… » Après deux heures de réunion à se creuser les méninges pour décider des sujets de la semaine, le rédac’ chef a l’estomac qui crie. Du coup, il retourne toute la cuisine jusqu’à trouver le Saint-Graal : « Une boîte de thon ! Ça fera l’affaire pour ce midi. » Quoi que… Le voilà qu’il repose la boîte au fond du placard.
« Qu’est-ce qu’il se passe, tu n’as plus faim ?, s’inquiète Magalie.
- Ben tu sais, le thon, c’est bourré de mercure. C’est pas terrible pour la santé...
- La quantité doit être minime, dans ta petite boîte de conserve ! Tu ne vas pas mourir. » Personne ne le prenait au sérieux autour de la table…
Du poisson farci au poison
Le pire, c’est qu’il a raison, Cyril, de s’inquiéter de sa consommation de thon (nota bene : même s’il ne faut pas trop souvent lui donner raison).
Selon le dernier rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, une bonne partie des enfants du pays serait contaminée à des taux élevés de mercure à cause de leur consommation de poisson. Et le thon serait celui le plus pollué.
Pourquoi le thon ? Parce qu’il s’agit d’un prédateur. Ce dernier accumule le mercure présent dans l’océan – lui aussi très pollué– en mangeant de plus petites proies également contaminées.
Les résultats sont sans appel : 7 % des enfants et 4 % des adultes dépassent la dose



