Le train, c’est un peu comme le troisième bureau d’Olivier. « Les grandes lignes, les intercités ou même les trains régionaux, je les utilise tous quotidiennement, et tous ont leur importance. Alors forcément, quand un bout de la chaîne est touché, ça me touche moi aussi. » Le sexagénaire, membre de plusieurs collectifs de défense des petites lignes ferroviaires, m’explique au bout du fil la nécessité des petites lignes ferroviaires.
J’entends des freins crisser.
« Mais tu es en voiture là ? » Il rit.
« Je rentre chez moi. J’ai pas de gare pour y parvenir. Au fait, je n’aime pas l'appellation “petites lignes”. Certains l'utilisent avec condescendance, comme si les utilisateurs de ces réseaux étaient des sous-citoyens… Alors que ce sont des lignes essentielles au maillage du territoire. Maintenir les trains en zone rurale n’est qu’une question d’égalité des chances et d’accès au service public. Il faut continuer de se battre pour rouvrir les lignes fermées et éviter que d’autres ne suivent. Parce que les ruraux ont besoin de ces trains, ils organisent leur emploi du temps autour de ça », glisse-t-il avant de raccrocher.
Pas d’argent pour les trains
Bussière–Felletin, Ussel–Clermont, Limoges–Angoulême : ces lignes ne sont que les premiers noms d’une longue liste de voies ferrées fermées.
Samedi 31 janvier, plus de 500 personnes manifestaient à Limoges pour dénoncer les abandons d



