« Le taux de pauvreté augmente fortement (15,4 % en 2023, après 14,4 % en 2022, soit +0,9 point du fait des arrondis) et atteint son niveau le plus élevé depuis 1996, année où débute la série. » Le rapport de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), publié ce 8 juillet 2025, est limpide. En reportages, entre les files d’attentes interminables d’étudiants pour pouvoir bouffer, ou les retraitées obligées de faire les poubelles à Donges, on avait comme deviné : l’augmentation de la pauvreté sous Macron, qui touche désormais 9,7 millions de personnes en France, c’est la vache au milieu du couloir.
Mais là, il y a carrément un éléphant au milieu de la pièce, que personne ne veut regarder en face : l’explosion de la fortune des ultra-riches sous Macron. Le magot des 500 premières fortunes du pays était de « seulement » 394 milliards d’euros à l’arrivée d’Emmanuel Macron au ministère de l’Économie en 2014. Le butin atteint aujourd’hui… 1128 milliards d’euros (classement Challenges 2025 publié ce mercredi). Une explosion de 734 milliards d’euros tout là-haut depuis que Macron est aux manettes. Le braquage du siècle.
À Fakir, on les a fait poser ensemble pour la photo. Et ça donne le graphique ci-dessous.

C’est sans doute LE sujet prioritaire, ces milliardaires qui menacent nos démocraties, mais comme ils possèdent 90 % des médias, parlons de tout, sauf de l’éléphant. Ces responsables de la catastrophe sociale et climatique, car ce sont les mêmes qui détruisent la planète, il est important de le rappeler, ils ont des noms, ils ont des visages. Et dans le classement Challenges paru aujourd’hui, un visage moins connu devient l’homme le plus riche de France, devant notre cher Bernard : Axel Dumas (Hermès), confisquant à lui tout seul… 163 milliards d’euros (+8,4 milliards d’euros en un an).
Alors que Bayrou cherche encore à gratter 40 milliards sur le dos des plus précaires, annonces à venir la semaine prochaine, on a une petite idée chez Fakir, la même que sept prix Nobel d’économie : la taxe Zucman (du nom de l’économiste Gabriel Zucman). Plutôt qu’étouffer encore un peu plus un Hôpital public au bord du craquage, déjà amputé d’1,7 milliard récemment, ou le budget de l’Éducation nationale, de ses classes surchargées et de ses écoles mal isolées sous canicule, il suffirait d’aller récupérer une infime partie du trésor tout là haut : une taxe de seulement 2 % sur la fortune des 0,01 % des plus riches. À défaut d’un début de commencement de « ruissellement », des miettes du festin… Et pourtant, même pour une infime part du gâteau, ils ne veulent rien lâcher, continuer à se gaver toujours plus dans un océan de misère.



