C’est une institution essentielle, indépendante, dont l’importance est majeure dans une démocratie qui va bien. Et dont les rapports sont une source inépuisable d’informations pour qui veut surveiller ce qui va mal dans notre pays. Mais c’est fini, sans doute : la Macronie a fait main basse sur le Défenseur des droits, comme sur tant d’autres postes clés de notre République. Le Défenseur des droits, c’est une instance créée en 2011, et inscrite dans la Constitution. Une autorité qui a pour mission de défendre toute personne qui considère que ses droits sont bafoués, de lutter contre toutes les formes de discrimination, de promouvoir les droits de l’enfant, d’enquêter sur la déontologie des forces de l’ordre ou encore de protéger les lanceurs d’alerte… Ça, c’est sur le papier. À Fakir, ses rapports sur le logement, la fracture numérique, ou plus récemment les discriminations que subit la jeunesse des quartiers face aux forces de l’ordre, étaient épluchés, disséqués. On en parle au passé, parce qu’on a peu d’espoirs que ça dure, avec la nomination à sa tête ce 21 juillet de François-Noël Buffet, sénateurs LR réactionnaire, candidat d’Emmanuel Macron, qui risque fort de mettre une chape de plomb sur l’institution. Parce que la macronie verrouille patiemment les pouvoirs et contre-pouvoirs de la République…
François-Noël Buffet, le défenseur des droits de la droite (dure).
Membre des Républicains, m



