« Je reviens des USA et j'ai pu voir le vent d'optimisme qui régnait dans ce pays. Et quand on revient en France, c'est un peu la douche froide. Une taxe sur le ‘‘made in France’’ qui pousse à la délocalisation… C'est… incroyable… Pour pousser à la délocalisation, c'est idéal ! » Bernard Arnault, l’homme le plus riche du pays, à la tête d’une fortune personnelle de 200,3 milliards de dollars, a dénoncé ce mardi 28 janvier l’augmentation des impôts sur les (grandes) entreprises françaises prévue dans le budget 2025. Ce nouveau prélèvement, qui pourrait aller jusqu’à 40 % pour les entreprises réalisant plus de trois milliards d’euros de chiffre d’affaires, comme c’est le cas de LVMH, devrait rapporter en tout et pour tout 8 milliards d’euros à l’État cette année. Petite comparaison : le seul chiffre d’affaires de LVMH est de 84,7 milliards d’euros cette année. Et les dividendes et les rachats d’actions viennent de battre un nouveau record dans le pays, à hauteur de 98 milliards d’euros. Pourtant, Bernard Arnault menace de délocaliser aux États-Unis. Pas très patriote, tout ça, pour quelqu’un qui se targue de représenter « le luxe à la française ».
François Bayrou, notre Premier ministre, s’est empressé de préciser qu’il s’engageait à limiter l’application de cette surtaxe à une seule petite année. « Quand vous avez un grand entrepreneur qui expri



