« On n’est pas là pour faire de la figuration ! Moins de profs, moins de moyens mais plus de difficultés, et après on s’étonne que ça craque ! » Le ton est donné, ce matin, à Amiens. Micro à la main, syndicats, enseignants et parents d’élèves expliquent les raisons de leur grève. Derrière la gare, ils sont une centaine rassemblés, avant de défiler dans les rues de la ville. Contre le manque de moyens, de reconnaissance ou les fermetures de classes, les syndicats appelaient à la mobilisation ce mardi 31 mars et jusqu’à la fin de la semaine dans toute la France.
4000 suppressions de postes
« Vous êtes de Fakir ? » Avec micro et carnet dans les mains, on ne passe pas inaperçu. C’est Pauline, enseignante et co-secrétaire de la FSU Snuipp, le syndicat majoritaire des enseignants du premier degré de la Somme, qui m’interpelle. « Le secteur est en souffrance à cause des conditions de travail. Tout ça découle du budget du gouvernement qui n’est pas à la hauteur des enjeux d’apprentissage », tente-t-elle de résumer.
Faut dire qu’on va se retrouver avec 48 classes supprimées dès septembre prochain dans l’académie d’Amiens, pour seulement six ouvertures. Au niveau national, ce n’est pas mieux : 4000 suppressions de postes d'enseignants sont prévues à la rentrée 2026. Des coups de hache à tous les niveaux : 3256 postes dans l’enseignement public, 1891 dans le premier degré, 1365



