Made in Picardie

J'ai reçu ça dans ma boîte aux lettres (parmi tous les courriers d'abonnés). C'est le magazine du Conseil régional de Picardie. Chaque année, nos élus célèbrent le "Printemps de l'industrie". Et cette année, "le thème est celui des relocalisations" : "Nous constations depuis quelques années un mouvement, éditorialise en page 3 Claude Gewerc, le président de la Région (qui se gratte le menton, sur la photo, comme un vrai éditorialiste parisien). Il y a des exemples pour les cosmétiques, la pharmacie, le mobilier de bureau, la mécanique. Des activités implantées en Espagne, en Grande-Bretagne, aux États-Unis ou en Chine viennent ou reviennent en Picardie… C'est loin d'être suffisant, mais c'est un démenti cinglant aux discours sur les 35 heures et les charges sociales qui seraient trop lourdes."
Je feuillette jusqu'au dossier "Made in Picardie". "Un certain nombre d'entreprises picardes ont relocalisé leurs activités," nous informe-t-on. "Pourquoi ? Dans un souci de réactivité au marché, pour avoir une meilleure compréhension des attentes des consommateurs, en un mot, pour plus de proximité." Mais justement, dans les seize pages qui suivent, seize pages de dossier (pire que Fakir !), je n'aperçois aucun exemple de "relocalisation". Aucun cas concret. Aucune statistique. Aucune évaluation. Rien.
Du coup, j'appelle le journal et je tombe sur une rédactrice, courtoise :
– Vous l'avez trouvé intÃ



