Dans Contre l’oubli, Henri Calet rend hommage, sans tambour ni trompettes, à Emile Couillard, à Barnabé, à Madame Viboud.
À tous ces héros anonymes qui, à leur tour, devraient trouver une place dans les dictionnaires…
Courage à la petite semaine, grandeur de tous les jours, noblesse d'Andancette… Il faut à ce portrait un cadre des plus simples. Je lisais ça, dans le train qui me menait aux Glières et ça tombait bien : Contre l'oubli, de Henri Calet. C'est un romancier " populiste ", lui, populiste d'avant que les élites et leurs médias ne défigurent ce mot, de ce " courant littéraire qui – comme le définit le Robert – s'applique à peindre avec réalisme la vie des gens du peuple " (quand nos écrivains du jour ne s'appliquent à peindre que leur propre nombril).
Avec La belle Lurette (qui commence ainsi : " Je suis un produit d'avant-guerre. Je suis né dans un ventre corseté, un ventre 1900. Mauvais début. ") ou Le Bouquet (" On croyait avoir touché le fond, on se trompait. Les casseroles ont un fond, la vie n'en a pas. "), j'avais pris, adolescent, des leçons d'écriture. Voici qu'il revenait pour me délivrer, cette fois, une leçon de journalisme.
C'est qu'Henri Calet a publié, à la Libération, toute une série de papiers, dans Combat notamment, où l'on retrouve son humour sobre, son sourire mélancolique, sa proximité jamais geignarde avec les hommes.
Assez glosé. Recopions des extraits, maintenant.
" Je vous amène Couillard "
Le premier article publié le 13 octobre 1944, s'intitule " Je vous amène Couillard " :
" Nous avons fait ensemble le long voyage depuis Andancette (Drôme) jusqu'ici, à Pari
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