« L’ensemble de la population est concernée par ce qui est en train de se produire chez nous. On continue de fermer des fleurons industriels comme Arcelor et l’État accompagne cette casse. » Ces derniers mois, Fakir s’est rendu, avec Clothilde caméra au poing, recueillir les témoignages des salariés et des représentants CGT d’Arcelor Mittal. Nombre d’entre eux sont menacés de délocalisation vers l’Inde.
Ce n’est pas nouveau, cette maltraitance des salariés du secteur sidérurgique. La liste des fermetures de sites est déjà longue. Rien que sur le bassin lorrain, haut lieu de production, la fermeture des hauts fourneaux à Hayange-Florange a été définitivement actée en 2018. L’aciérie de Gandrange, sacrifiée en 2009. Quant à l’usine de production de fonte d’Uckange, elle avait fermé ses portes en 1991, déjà.
Aujourd’hui, partout en France, la CGT semble se sentir bien seule pour mener la lutte, parmi les syndicats qui montent au créneau.
Il n’en a pas été toujours ainsi, pourtant.
C’est même une toute autre histoire que conte le livre de Sébastien Bonetti (un ancien Fakirien !) et Théo Georget : celle d’une CFDT, à la fin des années 70, qui se bat bec et ongles pour maintenir les emplois dans la ville de Longwy. On y découvre un syndicat déterminé, créatif, audacieux, et qui doublera même bien souvent la CGT sur sa gauche.
Oui, oui… Je devine vos yeux écarquillés à lire ces



