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Journal fâché avec tout le monde. Ou presque.

Magda, l’exploitée partie à pas de tortue

C’est un message de sa plus jeune fille qui nous a prévenus : Magda était partie.

Publié le 24 février 2026

C’est un message de sa plus jeune fille qui nous a prévenus : Magda était partie. Jeune, encore, 62 printemps seulement. Ça m’a fait bizarre, au-delà du choc, parce que j’avais l’impression de lui avoir parlé il y a peu, encore, par messagerie. Mais non, j’ai vérifié : le temps passe vite, et on le laisse filer. La dernière fois, elle m’avait raconté qu’elle n’était pas en forme du tout, Covid long a priori qui trainait depuis trois ans, au point de la fatiguer dès qu’il fallait marcher. « ça devenait difficile, ces dernières années, et elle ne pouvait plus travailler depuis quatre ans », raconte au bout du fil Blandine, la plus jeune de ses deux filles. Alors, on va plutôt repartir en arrière. Magda (Magalie, en fait, de son vrai prénom), elle a commencé par dessiner et jouer du piano, toute petite. La famille déménage beaucoup, Hyères, Arles, la Normandie, et bien d’autres points de chute, jusqu’à Montpellier. Mais ses passions artistiques la suivent, au point qu’elle en fera son métier, entre cartes postales pour enfants et une série de livres de dessins, Gudule la tortue, pleins de poésie. Plus tard, elle travaillera au conservatoire de Montpellier, comme pianiste accompagnatrice. Blandine sourit. « Elle a toujours pianoté. Quand on était petites elle jouait dans un piano-bar, pour gagner des sous. Elle était vraiment douée. »

Et Fakir, alors, vous me direz ? Comme pour beaucou

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