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Journal fâché avec tout le monde. Ou presque.

Plus forts que la peur !

On se sent utiles, parfois. Et ça fait du bien.

Publié le 24 février 2026

Les centres d’appels qui maltraitent leurs salariés, une seule chose les fera changer : qu’un juge leur tape dessus, à coups de millions d’amendes. On est précaires du coup on ne le sait pas, mais on a droit à l’aide juridictionnelle. Donc il faut prendre des avocats, faire pression dans les ministères pour qu’ils rompent leurs contrats avec eux, ils détestent la mauvaise pub. C’est un début de combat. » J’écarquillais les yeux, pendant la conférence de presse organisée par les syndicats. Je le notais même, entre parenthèses, dans mon carnet : « Il est devenu vachement combatif Éric. » Éric (c’est un prénom d’emprunt, vous allez comprendre), on vous racontait son histoire dans le dernier numéro : un salarié d’un centre d’appels Intelcia, tellement oppressé par sa hiérarchie qu’il bascule dans une crise psychotique, tabasse un homme qui lui demande du feu dans la rue. Je vous remets un extrait : « Le gars, je l'ai vraiment défoncé. Sa tête était écrasée sur le sol, on a dû me retenir. Ensuite, j'ai eu un black-out total : je me suis réveillé chez moi, sous la douche, tout habillé, les mains en sang, à me demander ce que je foutais là. » Il finira à l’hôpital psy, début d’une lente reconstruction. Camille avait recueilli son témoignage pour notre dossier, mais Éric avait fait volte-face : il ne voulait pas que son nom ni son histoire n’apparaissent. Peur des représailles de sa boite, peur de tou

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