Le prochain Fakir est en kiosque ce jeudi 4 décembre!

j
h
min

Journal fâché avec tout le monde. Ou presque.

La lutte, c’est pas du ciné !

Les spectateurs du cinoche de quartier ne voulaient pas se résoudre à sa fermeture. Leur scénario ? Ils l’ont squatté pendant deux ans et levé des millions pour le racheter !

Publié le 24 février 2026

« On pourrait se dire que dans le centre de Paris, ce n'est pas un drame, la disparition d'un cinéma, il y en a beaucoup d'autres… Mais pas mal de salles ont fermé ces dernières années, et on ne pouvait pas laisser le propriétaire revendre au plus offrant sans considération... » Quand le CSE de la Caisse d’Épargne d'Île-de-France ferme La Clef en avril 2018, on voit mal comment ce cinéma associatif et militant ouvert en 1973, pourrait un jour renaître, dans un arrondissement où le mètre carré approche les 12 000 euros... Fermé, bientôt vendu, son sort est quasiment scellé, comme dans la Dernière séance – si, si, la chanson d’Eddy Mitchell !

Mais c'était sans compter sur un groupe de sympathisants à la détermination contagieuse…

« Tout est parti de discussions entre un ancien salarié, des camarades du milieu du squat et d'autres du cinéma, raconte Bulle, bénévole à La Clef. Ils ont formé un collectif d'une quarantaine de personnes, des habitants du quartier, des étudiants, des artistes, des cinéphiles... Un jour, ils sont entrés dans le bâtiment… et le lendemain ils ont décidé de l'occuper ! Au départ, c'était surtout dans l'idée de le sauver, parce que c'est important que les cinémas restent dans les cœurs de ville, mais rapidement l'occupation citoyenne a eu pour but de le remettre en activité. » Dès le premier jour d'occupation, en septembre 2019, décision est prise d'ouvrir c

Contenu réservé à nos abonné·es

3€ par mois seulement !

Vous devez être connecté·e à votre compte Fakir pour accéder à cet article.

Articles associés

Pour ne rien rater, inscrivez-vous à la

NIOUZLAITEUR

Les plus lus

Les plus lus

Retour en haut