« Qu’est-ce que c’est que ça ? »
Alors que je suis en train de « scroller » sur un réseau social, mon regard est brusquement attiré par une photo.
J’y vois un bâtiment en briques, sur deux étages, dont les murs extérieurs au niveau du rez de chaussée sont couverts de rondins. Au-dessus de la large porte d’entrée vitrée, des lettres dessinent une enseigne : « Chez Salah ». Quelques mètres plus haut encore, une pancarte indiquant « Toujours ouvert ! ».
Un café, donc.
Mais ce qui intrigue, c’est qu’il s’élève au milieu de nulle part, comme si après les bombardements d’une guerre tout avait été rasé alentour.
Un commentaire sous la photo indique que ce lieu, à Roubaix, est toujours debout.
Un autre affirme que « le lieu dégage quelque chose d’unique à préserver ».
Et je confirme : il se dresse majestueusement, tel un monument, et j’ignore encore qu’il est considéré comme tel, désormais, par bien des Roubaisiens : un patrimoine de la culture populaire.
C’est un dernier commentaire qui m’apprend que Sabrina Naki, la petite fille de ce Salah, illustre inconnu pour moi, a consacré un livre, parfois romancé, à cette histoire. Livre que je me suis empressé de trouver… Allez, poussez la porte du troquet et installez-vous autour d’une table en formica blanc, on embarque !
Salah Oudjane est né en 192



