« J’ai dû licencier plusieurs salariés à cause des impayés. Le BHV me doit 50 000 euros. Ça fait deux ans que ça dure... » À l’autre bout du fil, Stéphane est à bout. L’entrepreneur a bien failli tout perdre : sa société, ses salariés, ses projets. Son entreprise, La Case de Cousin Paul, fait partie de ces PME victimes des retards de paiement du BHV.
C’est Véro, une copine du rédac’ chef, qui nous avait filé son numéro. « Elle m’a parlé de quelqu’un qui n’a pas été payé par le BHV, et dont la boîte risque de fermer. C’est entre autres ce qu’on racontait dans le dernier dossier du canard, tu vois ce que je veux dire ? C’est un scandale… Tu l’appelles ? », me glissait Cyril en conférence de rédaction (conférence réduite, parce qu’entre conjonctivite et arrêt maladie, les garçons sont sur le flanc).
Quinze ans au BHV, puis la chute
Depuis septembre 2025, La Case de Cousin Paul n’est plus présente dans les allées du BHV parisien. Pendant quinze ans pourtant, la marque de luminaires artisanaux y a exploité un stand de 35 m2, sous un contrat de commission à la vente. « Le BHV encaissait 100% des ventes, et en fin de mois, prélevait sa part et nous versait le reste. » Tout change au printemps 2024. « En avril on s’attendait à recevoir notre virement mensuel. Il n’est jamais arrivé. Le mois suivant, rien non plus. J’ai fait une première réclamation par mail. La réponse tombe : il s’agit



