« Toutes les taxes qu’on paye, tous les impôts qu’on paye, ça part où ? Pas dans nos poches, sinon l’hôpital public tournerait mieux, l’école publique tournerait mieux, on aurait des transports en commun valables… » Jean-Pierre Mercier, cariste à Stellantis Poissy, site menacé de fermeture, pose, tout haut, la question qui nous effleure forcément, tous, mais tout bas. Invité d’un débat sur BFM, l’un des héros du docu Comme des lions, qui retrace la bagarre contre la fermeture de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois, a rappelé quelques vérités utiles.
23 millions par jour !
« On avait un PDG, Carlos Tavares (lire notre fiché $ : Tavares, le génie de la délocalisation), qui gagnait 100 000 euros… par jour ! Samedi, dimanche, et jours fériés compris. Et faut aller au-dessus du PDG : les personnes suffisamment riches pour se payer un PDG à 100 000 euros par jour. » On y arrive, doucement mais sûrement. « Les actionnaires, ceux qu’on ne voit jamais, qui se cachent, eux ils tournent à 23 millions d’euros par jour… » Ceux que nous, chez Fakir, on appelle les invisibles d’en haut, les assistés d’en haut. Alors quand sur un plateau télé on parle, pour une fois, des responsables de la catastrophe, on ne boude pas notre plaisir. « C’est eux qui nous écrasent. Nous les travailleurs, mais aussi les PME, les petites entreprises, les sous-traitants, les équipementie



