« Il n'y a pas de surtourisme en France. Le surtourisme, c'est quand la pression est tout au long de l'année. C'est ce que connaît Barcelone. Nous, nous avons des pics de fréquentations qui sont liés à la saisonnalité. L'une des stratégies, c'est de désaisonnaliser, c'est-à-dire d'avoir du tourisme tout au long de l'année. » Pour faire comme Barcelone, donc ?
Sur la route du Mont-Saint-Michel, les propos de Nathalie Delattre, ministre en charge du Tourisme, à la radio tournent à l'absurde. À Paris, Nice, Lyon, Bordeaux, Biarritz ou Saint-Malo, les habitants manifestent régulièrement contre la surabondance de touristes et les nuisances sur la qualité de vie. Sans parler des sites naturels les plus visités comme les falaises d’Étretat, le Mont-Blanc ou les Calanques de Marseille, où tourisme de masse rime avec menace sur l'environnement. Et puis il y a le Mont-Saint-Michel, où dès 9 h du matin en cette fin juillet, un bon kilomètre de bouchons attend les visiteurs pour accéder aux parkings...
Avec leurs chasubles orange fluo, les employés de Keolis se démènent déjà pour dispatcher les milliers de voitures, vans et autocars vers les parcs de stationnement appropriés. Une fois garé après vingt minutes de surplace, il faut de nouveau s'armer de patience : la file d'attente pour monter dans la navette qui mène au Mont fait déjà plusieurs dizaines de mètres de long. Pour ceux qui peuvent marcher, autant



