
"Votre voiture n'est plus toute jeune ? L'Etat vous offre une prime à la casse de 1000 € si elle a plus de dix ans. Renault étend cette prime aux véhicules de plus de huit ans." C'était la mesure "écolo" de l'hiver dernier : il fallait se débarrasser de nos bagnoles, en racheter des neuves, forcément plus "respectueuses de l'environnement".
Sauf que.
Sauf qu'une question nous trottait dans la tête : dans ce raisonnement, personne n'inclut le coût écologique pour la fabrication d'une voiture. On a cherché sur Internet : rien.
Alors allons-y.
On appelle le service de presse de Renault.
Un Monsieur sort les fiches techniques des véhicules, et nous renseigne gentiment.
La "Twingo authentique 1.2", vantée dans la pub du début, rejetterait 120 g de CO2 par kilomètre (139 g, d'après les essais réalisés par les journaux autos, mais peu importe). La Twingo d'il y a dix ans rejetait, annonce le Monsieur, 138 g de CO2 par kilomètre. On "économiserait" donc 0,018 kilogramme par kilomètre. Mais, toujours d'après la firme, la production d'une voiture rejetterait 6,5 tonnes de CO2 (évaluation réalisée pour la Scénic, non disponible pour les autres modèles). Et une tonne, encore, pour la destruction.
La voiture "propre" plus sale…
Une fois ces éléments rassemblés, on peut sortir nos calculettes.
(6500 + 1000) / 0,018 = 416 666.
Donc : pour qu'il soit rentable, écologiquement, d'acheter une nouvelle voiture plutôt que de r



