Dans le numéro 49 de Fakir, on se posait déjà la question : d'où viennent les congés payés ? Puisque ça ne figurait pas dans le programme du Front populaire, comment les grévistes de 36 l'ont revendiqué ?
Dans nos recherches, on était tombés sur une motion syndicale, en 1926, qui mentionnait une convention signée à Millau, dans l'Aveyron, "entre le syndicat CGT des Cuirs et peaux et l'union patronale de la Ganterie millavoise". Et on en appelait à nos abonnés :
"Évidemment, on serait friands d'informations sur cette Ganterie millavoise : qui sont ses patrons ? qui sont ses syndicalistes ? qui sont ses travailleurs ? Lecteur ou lectrice aveyronnais, il suffirait que tu te rendes à la bibliothèque municipale, que tu épluches les journaux du coin datés de septembre 1925. Et peut-être que tu charmerais le/la documentaliste, et peut-être que vous seriez bientôt pacsés, et peut-être que vous auriez plein d'enfants, et alors vous nous conserveriez des dragées. Merci d'avance."
Grégoire, originaire du Sud-Aveyron, s'est attelé à cette mission. Il s'est lancé dans des recherches, des archives du département à la CGT à Paris…

Photo de famille extraite de Millau 1911, avec les gantiers en grève, de l'Association pour promouvoir l'histoire sociale millavoise (mai 2011)
Patrons défaits en cinq jours
"Une démonstration inquiétante de l'esprit d'étroite discipline du prolétariat", s'alarme le sous-préfet de Millau. C'est que dans



