
Le refrain des relocalisations
Voilà plus d'un an maintenant que ce refrain revient : "relocalisation" a le vent en poupe. Le mot fait consensus. Ségolène Royal traverse le salon de la Haute Façon, et déclare que "la France doit gagner la bataille de la relocalisation", et c'est pour ça qu'elle vient, pour "saluer tous ceux qui se battent, les chefs d'entreprise, les ouvrières, les salariés, les représentants de la profession, parce que ce combat va être gagné", et "la France doit se battre pour ne pas laisser partir des savoir-faire des compétences, des métiers de très haute qualité", même si "les pays émergents ont le droit de fabriquer". "Il faut tenir bon", exhorte-t-elle encore comme une générale qui félicite ses troupes. Mais une générale avec quelle tactique ? Quelles armes recommandent-elles dans cette "bataille" ? "Il faut informer les industriels qui délocalisent que s'il y a des retours pour des défauts, l'éloignement, les contrefaçons, peut-être qu'en faisant le calcul coût-avantages des délocalisations par rapport au fait de fabriquer français en proximité, sans risque de contrefaçon (...) avec l'étiquette Made in France, ils vont se rendre compte qu'ils ont intérêt à fabriquer en proximité" (Le Parisien, 31/03/2010). Autant la fin est trompetée sur tous les tons – relocaliser ! –, autant les moyens paraissent inexistants, ou dérisoires : "informer les industriels" !
Les écolos parie



