
"Le changement climatique est déjà en cours, il faut donc s'y adapter. On n'en connaît pas encore l'ampleur mais on sait que le mouvement est inéluctable."
En ce mois de juillet, ma fille de quinze jours sur les genoux, je regarde i-Télé. À l'écran, la ministre de l'Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, se vante que "la France est la première à faire ce ‘plan d'adaptation au changement climatique'." Et de prévoir, des "constructions de digues", des "essences d'arbres plus résistantes à la sécheresse".
On en est là.
Nous sommes invités non plus, comme hier, à "combattre les changements climatiques". Même plus à "limiter ces variations climatiques + 1, +2, +3°". Mais simplement à nous "adapter". Et bientôt, nous devrons "apprendre à en tirer des avantages"…
On le sait, désormais : ils iront jusqu'au bout.
Ils raseront les forêts. Ils videront les mers des thons, des baleines, des sardines. Ils pressureront les roches. Ils feront fondre les pôles. Ils noirciront l'Alaska. Ils réchaufferont l'atmosphère jusqu'à ébullition. Ils nous vendront un air coté en Bourse. Ils affameront des continents. Ils sauveront les banques avec nos retraites. Ils solderont les routes, les îles, les jardins publics au plus offrant. Ils spéculeront sur nos maisons, notre santé, notre éducation. Ils mettront, à force de stress, la moitié des travailleurs sous antidépresseurs – et l'autre moitié au chômage. Ils lèveront des impôts sur



