
"La crise financière en cours est avant tout un combat politique. Il oppose deux forces historiques de plus en plus antagoniques : d'un côté, les peuples du monde, de l'autre, la coalition des féodalités de la finance."
Dans Le nouvel Observateur du 11 août 2011, Laurent Joffrin se rebelle – et confond sa barbiche avec la barbe de Marx. Il dénonce pêle-mêle les agences de notation, "un oligopole d'experts en bévues et boulettes, confits dans les dogmes libéraux", "le gang informel des spéculateurs professionnels", "les féodalités financières [qui] ont fait échec à toutes les tentatives sérieuses de réforme." Et de conclure, assez justement : " Il n'est d'autre solution pour inverser la spirale mortelle de la dette que de rééquilibrer les systèmes fiscaux en mettant mieux à contribution les classes riches. C'est justement ce spectre-là, celui d'une fiscalité plus juste, que les seigneurs de l'argent veulent conjurer. Entre les peuples et les ducs de la finance, la bataille est en cours".
Dans sa liste noire, lui n'oublie qu'un fléau : les intellectuels "de gauche" qui, durant trente ans, ont servi ces "seigneurs de l'argent", applaudi à tous les "dogmes libéraux", présenté "les classes" comme ringard, bref, désarmé l'esprit des "peuples" face aux "ducs de la finance". C'est collectivement que les Julliard, Rosanvallon, July, Colombani, Minc, Plenel, Attali, etc. ont rempli cette mission historique. Individuellement, néanmoins, da



