L'actu parodiée par Valéry Chartier, de l'agence La France d'après.
Les sanctions

« Si vous aviez vu la gueule de Poutou quand on a saisi sa 308 sur le parking de Lidl ! Il va falloir les porter, les packs de Kro ! » C’est par ces mots triomphants qu’Emmanuel Macron a commencé son allocution aux Français. « Nous allons taper les oligarques au portefeuille, et ça va faire mal. » Conditionnement du RSA, réforme de l'assurance-chômage, stagnation du Smic, « on est bien décidés à emmerder Jojo le gilet jaune jusqu’au bout. C’est fini les orgies au Buffalo Grill ! ». Malgré la pression de sa majorité, Emmanuel Macron n’entend pas couper le lien avec Vladimir Poutou. « Il faut parler aux pauvres. Et éviter l’escalade. N’oublions pas qu’il possède l’arme de la grève générale, une barbarie qui peut exterminer les profits. » Et qui pose le problème de notre dépendance à la main d’œuvre prolétaire. « Qui va nettoyer nos chiottes ? »
Mais pas question d’embargo sur les ouvriers. « On ne va tout de même pas demander aux actionnaires de baisser leurs dividendes cet été ! » Le Président entend en revanche profiter de la guerre pour accélérer la transition écologique vers la start-up nation et son économie complétement déprolétarisée. « Un cadre ça ne pue pas la sueur, c’est flexible et ça se fait exploiter avec le



