Dans le primaire, bien sûr, des classes vont fermer – et des écoles à la campagne seront supprimées. L'on touche alors, parfois, au comique: lorsque les parents d'élèves manifestent contre les sept fermetures à Amiens, contre le regroupement des écoles Jean-Macé et Noyon, Brigitte Fouré, alors maire, soutient-elle les décisions de Docteur Gilles, son adjoint ? Au contraire: dans une délibération "en urgence", la majorité de la métropole "émet un avis défavorable pour les fermetures" (Courrier Picard, 31/01/07). Avec le soutien de Mister Robien! "Scandaleux, se plaint un syndicaliste. Et les Amiénois qui croient avoir le soutien de leur maire!" Que ma douce main gauche en province ignore ce que fait ma sévère main droite à Paris...
Voyons le "qualitatif", désormais. Apprentissage à 14 ans, fin du collège unique, réforme de l'éducation prioritaire, retour au "b.a.-ba" de la méthode syllabique, forces de police dans les établissements, allègement des programmes, note de vie scolaire, etc.: Gilles de Robien s'est lancé dans "des mois d'annonces tous azimuts" (Libération, 21/03/07). Que restera-t-il de cette agitation? Pas grand-chose, sinon rien: le ministre a bien ouvert une trentaine de "chantiers"mais n'en a clos aucun.
Dans sa frénésie, Robien a signé un décret qui allonge le temps de travail des enseignants et instaure la "bivalence" (enseignement de deux matières). En riposte, les profs protestent, boycottent les bacs blancs, et



