"Si demain on ne produit plus d'acier en France, on fait comment ?" : Gaëtan Lecocq, ouvrier Arcelor Dunkerque
"Si on veut tuer nos usines et la sidérurgie française, on ne peut pas faire mieux. Arcelor veut se désengager du territoire européen, pour fabriquer leur acier en Inde et au Brésil. On va se laisser crever ? Et on nous parle de souveraineté nationale ?" Gaëtan Lecocq, ouvrier d'Arcelor Dunkerque, est écœuré. Alors que la guerre commerciale est déclarée, la France regarde tranquillement fermer ses sites stratégiques, les uns après les autres. Vencorex la semaine dernière, Arcelor cette semaine, jusqu'à quand ? Jusqu'à un nouveau Covid pour réaliser l'importance de nous protéger, de pouvoir produire ici et ne plus dépendre de l'autre bout du monde ? Une folie sociale, écologique, économique. Mais peu importe, tant que les actionnaires continuent à encaisser.
"Si demain on ne produit plus d'acier en France, on fait comment ? De l'acier, toute l'industrie française en a besoin, de la plus petite boîte à la plus grande. L'acier, c'est comme l'électricité, si on en a plus, on fait comment ?". 354 plans sociaux sont en cours dans le pays, 220 000 emplois sont menacés, un tsunami social, dans un silence assourdissant.



