"Je veux aider à concilier la gauche avec la pensée libérale", proclamait Manuel Valls, le député-maire d'Evry. "Les anglo-saxons ont une souplesse que nous Français, nous latins, n'avons pas toujours", soulignait-il, louchant vers Tony Blair et les démocrates américains. Et le jeune loup ne s'arrêtait pas à mi-chemin : "Le parti socialiste doit changer de nom."
C'était l'opération "Plus à droite que moi, tu meurs !" Et Vincent Peillon reçut ces déclarations comme un défi. A son tour, le porte-drapeau de Ségolène Royal devait prouver sa "modernité".
Lui répliqua donc ce lundi soir, dans l'émission Mots Croisés, sur France 2.
"Faire un service minimum n'est pas dérangeant, annonça-t-il.
-Vous êtes donc plutôt pour ?, s'étonna l'animateur, Yves Calvi.
-Je pense oui." Et il poursuivit : "Le vrai problème, ce n'est pas les 10000 postes. Tous ceux qui connaissent ce dossier savent que ce n'est pas la question. D'ailleurs, Sarkozy en demandait plus de 20000. La question, c'est d'être capable de dire ce qu'on fait de l'éducation dans ce pays, et comment après, effectivement, on va soustraire ces 10000 postes."
L'animateur s'en trouva estomaqué : "Si successivement vous nous dites que vous êtes d'accord sur le service minimum et sur les réductions d'effectifs alors là, je dois dire, la gauche est en train de beaucoup évoluer dans ce pays !
-Ecoutez, ça me semble une évidence", confirma Vincent Peillon.
Lui regretta, certes, l



