
"Bonne nouvelle" se réjouit Valeurs actuelles, "le premier hebdomadaire libéral de droite" : "Le secrétaire confédéral de la CGT, Jean-Christophe Le Duigou vient de rejoindre son corps d'origine, l'administration des impôts, avec une promotion : il sera conservateur des hypothèques. (…) Tout cela montre quand même une formidable capacité de récupération de notre système."
Rares sont les syndicalistes, luttant dans leur entreprise, à obtenir ainsi une "promotion". D'autant plus après trente années d'absence comme permanent. A moins que l'Etat ne délivre ici une récompense.
"Confrontations" feutrées
Peu d'hommes, en effet, auront autant œuvré pour l'abandon, à la CGT, du syndicalisme de lutte. Pour l'acceptation, en 2003, de la réforme des retraites – puis des régimes spéciaux en 2007. Pour le " Oui ", évidemment, au Traité Constitutionnel Européen. Pour la transformation de l' " adversaire patronal " en " partenaire social " – et pas seulement à la table des négociations.
Il a ainsi co-fondé, en 1991, le " lobby d'intérêt général " " Confrontations Europe ". Où il côtoie Jean Gandois (ex-n°1 du CNPF, ancêtre du MEDEF), Jean Peyrelevade (ancien PDG du Crédit Lyonnais), Michel Pébereau (PDG de BNP-Paribas), Franck Riboud (PDG de Danone), Francis Mer (ex-PDG d'Usinor, ministre de l'Economie de Raffarin). Nul doute que ce " mouvement civique ", financé par l'Union Européenne, contribue à une vio



