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Journal fâché avec tout le monde. Ou presque.

Quand notre cœur fait « Boum ! »

Au procès des « Conti », jugés une première fois le 17 juillet pour la mise à sac de la sous-préfecture de Compiègne, les accusés doivent passer moins aux aveux qu’aux « regrets ». Pour que leur bataille ne serve pas de modèle aux salariés français. Qui, une fois virés, feraient mieux d’écrire des poèmes… À lire ou relire (l’article est paru dans le numéro 42 de Fakir), alors que le procès en appel des « six de Conti » se tiendra ce mercredi 13 janvier devant la cour d’appel d’Amiens. Une manifestation en soutien aux inculpés est prévue à 11 h à la gare, à 13 h devant le Palais de Justice

Publié le 11 janvier 2010

En route vers Compiègne, radio allumée. Dès le matin, dès 7 h 20, France Inter délivre sa leçon d'acceptation : "On a assisté cette semaine à une radicalisation des conflits sociaux. Dans trois entreprises, Nortel, New Fabris et JLG, des salariés ont menacé de faire sauter des bonbonnes de gaz pour obtenir des primes de licenciement. (…) Est-ce plus dur de se reclasser quand on a été au cœur d'un conflit très médiatisé ?" – Oui, analyse Jean-Francis Pécresse, du quotidien Les Echos. Trois ans après la fermeture de l'usine Cellatex de Givet, moins de 40 des 150 ouvriers avaient retrouvé un CDI. Et en 2003, toujours, seuls 1.800 des 3.000 ex-salariés d'Airlib avaient pu se faire embaucher ailleurs. Le plus sûr, c'est encore de s'en remettre aux outils de reclassement qui existent et qui vont être étendus comme le contrat de transition professionnelle. Ne pas céder au chantage du désespoir, c'est difficile mais c'est aussi privilégier des solutions plus structurelles, plus durables. Ne pas lutter. Courber l'échine. Plutôt " s'en remettre aux outils de reclassement ". Toute la journée, au fond, au procès des Conti, après les médias, les magistrats vont taper sur ce même clou : mieux vaut se soumettre… Des regrets ! On veut des regrets ! " Sous le coup de la colère, j'ai pris la bouteille d'eau sur un bureau, je l'ai jetée par la fenêtre et je suis reparti. " Vincent, deux enfants, 12 ans d'usin

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