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Journal fâché avec tout le monde. Ou presque.

Il se passe quoi, « là-haut » ? (3)

Publié le 11 décembre 2009

Un cadre de la CGT : " Lâchée par le salariat "

" Ce qui explique le manque de réactivité, la peur de s'engager, c'est que la CGT ne maîtrise pas l'action de masse. Elle se vit comme lâchée par le salariat, et donc pour le représenter, elle le mime : le salariat baisse la tête ? Elle baisse la tête. " Fini les odeurs de barbecue, les cannettes de Heineken, les gars qui traitent leurs dirigeants d' " enfoirés ", de " bons à rien ", menaçant de leur " cracher à la gueule ". Notre enquête se poursuit, plutôt, dans des bureaux fonctionnels et gris, et dans une langue plus policée. C'est un cadre de la CGT, là, qui cause d' " action de masse " et de " salariat ". Lui bosse à Montreuil, au siège. Pas un proche du secrétaire général, non, mais il le fréquente à l'occasion : – Mais pourquoi Bernard Thibault ne se rend pas chez Goodyear ? – Faut lui demander. – Pourquoi, à la place, on le voit tous les quinze jours à l'Elysée ? Il aime le tralala ? – Non, ça, je crois que c'est faux. Ils sont blasés. Thibault en a marre de l'Elysée. – Pourquoi il y va, alors ? Un temps de réflexion. – La CGT est trop légaliste, sans doute. Mais c'est une idée, ce boycott, et je lui en ferai part. D'ailleurs, quand Sarkozy a tenu son discours plus socialiste que le roi à Genève, à l'Organisation Internationale du Travail, il voulait que tous les syndicats français soient là, qu'ils l'applaudissent en grand révolutionnaire. Chérèque et

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