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Journal fâché avec tout le monde. Ou presque.

Chérèque & Fils : petite entreprise familiale

Sous la houlette des Chérèque, la CFDT est passée de l’autogestion à Sarkozy.

Publié le 5 janvier 2017

Les Temps on changé, dit-on. Ainsi maquillés derrière l'écoulement des années, les reniements se colorent presque de nostalgie. C'est plutôt que des hommes ont changé d'idées. Et de camp. Car même dans les " organisations " présentées -comme collective, anonymes, impersonnelles - ces virages portent des visages. Reconversion personnelle " Il faut retirer les hauts fourneaux de la tête, des sidérurgistes lorrains. " Souvent quand je passe à Longwy, mon ami Jean-Claude Feite cite, avec une fureur lassée, cette phrase de Jacques Chérèque – le papa de l'autre. C'est un " ouvrier devenu ministre ", lui, comme le titre le bulletin de la CFDT et sa carrière fulgurante renseigne sur l'éternelle prime aux renégats. Ce cadre cédétiste a vécu Mai 68, en Lorraine comme " une partie de plaisir, la fiesta partout, la grande euphorie démocratique " - nous informe son autobiographie. Il a ensuite participé en 1973, à "l'affaire Lip " : " L'autogestion est le thème à la mode ", commente-t-il. Mais à la fin des seventies, la " mode " bouge et lui avec : dans sa région, contre une CGT combative il se fait le chantre du " réalisme ", de la " restructuration ", " des solutions de remplacement ". Et là, en 1984, " coup de théâtre " écrit le périodique (mais en est-ce un tant que ça ?) : il est nommé " préfet délégué " par Laurent Fabius, le premier ministre qui vient de " réhabiliter le profit ". Les grands espr

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