Daniel Dubois a pris une décision de "bon sens": "la fermeture du laboratoire départemental" afin d'épargner "600 000 E de déficit". Une grande première en France: tous les départements du pays conservent leur labo, pour analyser l'eau, pour prévenir "le charbon", "les toxines botuliniques" et autres "contaminations par des micro-organismes" (dont "le H5N1"). Mais nous, notre eau est saine, point. Nous, nos 783 communes peuvent adresser leurs échantillons ailleurs. A Nancy, par exemple, pour Amiens...
Une chercheuse se rebiffe
Cette fermeture, "un drame sanitaire", d'après Etienne Lacroix, "conseiller en ingénierie chimique pour les industriels" : "J'avais choisi celui d'Amiens parce c'est un des meilleurs de France. Pasteur Paris ils se débrouillent, Pasteur Lille sur certains tests, l'Oise c'est aléatoire, mais la Somme c'était l'excellence. D'ailleurs, c'est le seul à être invité pour des conférences en Angleterre, et c'est le premier qu'on ferme dans l'Hexagone!"
Une autre spécialiste s'est alarmée : Jeanne Orfila, professeur honoraire en bactériologie, en virologie, en immunologie à la faculté d'Amiens, invitée dans les congrès américains etc., une sommité quoi. Dans une lettre ouverte (voir encadré), elle relève qu' "il est choquant de parler de charge supportée par le contribuable alors que ce laboratoire travaille pour celui-ci. (...) A titre d'exemple une chlamydiose détectée permet d'éviter une stérilité tubaire et ses con



