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Journal fâché avec tout le monde. Ou presque.

La voix de la finance

La France vient d’être dégradée par l’agence Standard & Poors. Pour Paul Krugman, « Prix Nobel d’économie » en 2008, la raison est toute simple : « Quand Standard and Poor’s se plaint du manque de réforme, il se plaint en fait de ce que Hollande augmente, plutôt que baisse, les impôts sur les plus hauts revenus, et qu’il n’est pas assez favorable, de façon générale, au libre-marché pour satisfaire les principes de Davos. » Cet article on l’avait publié sur le site il y a tout juste 3 ans. On se demandait alors: mais qui sont les agences de notation? Quels intérêts, quelle idéologie se cache derrière leur neutralité technique?

Publié le 13 novembre 2013

La Grèce est passée de A- à BBB+, et maintenant BBB-. L'Espagne, de AA+ à AAA. Le Portugal, de AA à AA-. Derrière ces petites lettres, ce sont les taux d'intérêt qui, pour ces pays, vont s'envoler, le poids de la dette publique qui va s'alourdir, des budgets qui seront coupés. Des notes "dégradées", explique Fitch Ratings, en raison "d'inquiétudes" sur les finances publiques et "d'incertitudes" sur la reprise économique. Et alors ? Ces agences font leur travail-technique. Elles analysent les comptes. Elles évaluent les risques, chiffres à l'appui. Très bien. Juste le sentiment d'un deux poids deux mesures : lorsqu'il s'agit des états, Moody's Standard & Poor's et Fitch préviennent le danger à l'avance, poussent des cris d'orfraie, exigent des réformes structurelles. Mais pour les entreprises ? Là, elles se taisent. Jusqu'à la catastrophe.

Deux poids, deux mesures

En décembre 2001, le groupe Enron s'effondre. Ses magouilles comptables et sa folie spéculative sont mises à jour. Ce n'est qu'une semaine avant l'effondrement total, après maintes tergiversations, que les trois grandes agences de notation dégradent sa note. Fin 2003, le groupe italien Parmalat coule, un trou de 14 milliards d'euros dans les comptes. Quelques semaines avant le krach, l'antenne italienne de Standard & Poor's créditait encore Parmalat de son triple AAA- couvrant, volontairement ou non les malversations. Courant 2008, la crise des subprimes s'é

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