L'avant-garde du prolétariat s'est donnée rendez-vous, ce vendredi 17 janvier, sous le crachin et sur le parking des Goodyear. Combien sont-ils, combien sommes-nous ? Cent, deux cents ? Des Florange, quelques Fralib, des Ford-Blanquefort, les citadelles assiégées ont répondu à cet "appel national", un peu, pour ce baroud d'honneur. Des îlots qui ne forment même pas un archipel. Et malgré cette faiblesse numérique, sociologique, les discours dans la sono causent quand même de "convergence des luttes", voire de "révolution".
Mais nulle "convergence", pour l'heure. On compte quoi ? A peine dix étudiants, la moitié de profs… Un enterrement en famille, et dans l'intimité.
Echanges
Au printemps 2013, je recevais ce courriel du blog "Où va la CGT ?"
"Cher camarade,
Je constate que Fakir est totalement silencieux sur Goodyear, alors que vous êtes juste aux premières loges et en situation privilégiée de suivre les événements autour de la fermeture annoncée. Ma question est donc de comprendre ce silence ?"
Outre des considérations éditoriales (Nous suivons ce dossier depuis le début, 2007, comment ne pas lasser et se lasser ? Fakir qui cause de Goodyear, c'est tellement attendu que la crainte est là : que nos lecteurs ne le lisent même plus, eh beh oui, parce qu'on pense à vous), je mentionnais un "souci plus politique" :



