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Journal fâché avec tout le monde. Ou presque.

L’Art de la Guerre : Sommes-nous prêts pour la bataille ? (4/5)

Les financiers ont déjà aiguisé les couteaux, lubrifié les canons, préparé les munitions. Et nous ?

Publié le 25 avril 2017

Ils ont l'argent, nous avons les gens. Ils ont les millions, nous sommes des millions. Mais c'est compter sans un divorce, qui perdure, entre les “deux cœurs sociologiques de la gauche”... " Le peuple, si on compte sur lui, tout ce qu'il veut, c'est consommer. " " Qu'est-ce que tu peux espérer des ouvriers? Ils sont juste vautrés devant TF1. " " On part en vacances, et on s'est retrouvés au milieu de tous ces cons en short. " Voilà un florilège, glané au fil de mes tournées–parmi les militants d'Attac, des Amis du Monde Diplo, dans les cinémas " art et essai ". Et comme dans un miroir, je pourrais citer les piques récoltées chez les prolos contre " les bobos ", " les intellos ", " les fonctionnaires qui pondent des règlements ", etc. Quel gâchis. C'est un fait historique, politique, majeur que ce divorce entre les deux cœurs sociologiques de la gauche: les classes populaires et la petite bourgeoisie intellectuelle (dont je suis). Car dans notre passé, de 1789 à 1848, de 1936 à mai 68, rien de grand ne s'est fait sans cette jonction: une situation révolutionnaire éclate, énonçait Lénine, lorsque " ceux d'en bas ne veulent plus ", " ceux d'en haut ne peuvent plus ", et " ceux du milieu basculent avec ceux d'en bas ". Alors, si nous souhaitons cette réunion – et nous la souhaitons! – il faut bien mesurer toutes les blessures discrètes, mais profondes, de notre histoire récente.

Bases matérielles

Cette fracture a d

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