Les syndicats - Le désenclavement
"Protectionnisme" : le mot n'effraie plus nos camarades douaniers. La clé ? Qu'ils retrouvent, un peu, la fierté de leur métier.
Le SNAD-CGT
Ce printemps, par La Poste, j'ai reçu un petit bouquin : SNAD-CGT. Rapport d'orientation du 68e congrès. J'ai feuilleté cette palpitante littérature.
Punaise, ça commençait par "Résolution n°1 : une douane socialement et économiquement utile. Protectionnisme." Et de développer : "Quelles sont les solutions apportées par le SNAD-CGT face au dumping social et économique : mesures de protectionnisme (droits de douanes si possible au niveau européen) sur les produits ne respectant pas des normes sociales et écologiques. La récupération de ces droits de douanes pourra être redistribuée aux pays vertueux s'engageant à un meilleur traitement des salariés et un respect environnemental." Alors que, j'ai vérifié, pour le 67e congrès, en 2008, le mot " protectionnisme " n'était même pas prononcé ! J'en tire, franchement, un peu d'orgueil. Parce qu'au fil des années, j'ai joué mon rôle dans cette conversion.
Invitation
Quand la "tentation protectionniste" m'a titillé, j'ai voulu en discuter avec des syndicalistes, les premiers concernés au fond. J'ai frappé à la boîte courriel de la CGT des secteurs Textile, Chimie et Métallurgie, sans succès. On ne me rappelait pas : l'indice, déjà, d'une absence de réflexion.
Le seul à m'avoir renvoyé un



