
Faut que je prévienne d'abord.
Les drames des Roms, à la radio, pardonnez-moi mais franchement, j'écoute ça d'une oreille distraite. Y a du monde pour s'indigner à ma place. C'est bon, je passe mon tour. Mais un chiffre a retenu mon attention : 17 000.
Quoi ?
17 000.
J'ai vérifié sur Internet : "Alors que la population Rom vivant en France est évaluée à 20 000 personnes, l'étude du ministère du Logement porte sur les campements illicites et le nombre de ceux qui y vivent. Elle dénombre 394 bidonvilles abritant 16 949 personnes dont plus de 4 300 enfants" (Ouest-France, 29/09/13). On nous gonfle l'air avec ça ? On est un grand pays, bordel, 65 millions d'habitants, cinquième puissance économique de la planète, un siège au conseil de sécurité de l'ONU, deux millénaires d'histoire, deux siècles de République, on a eu des guerres de ouf et des révolutions pas bidons, et maintenant on se sentirait "menacés" par 17 000 gugusses qui jouent les sourds et muets à la Gare du nord, qui poussent leur caddies de marrons chauds, qui lavent les pare-brise aux feux rouges, et qu'on déclare "inassimilables".
Punaise, mais bien sûr, si on les tient en lisière de nos villes et de nos vies, en marge de l'école et des mairies, des piscines et des bibliothèques, et qu'en plus on envoie les flics pour raser leurs bidonvilles tous les quatre matins, c'est sûr que, "l'intégration", il va vraiment falloir brûler des cierges à Sainte-Rita, la patronne des caus



