La palme dore au soleil
La compagnie américaine Herakles Farms projette de cultiver des palmiers à huile au Cameroun. Voilà qui pourrait, d'après un rapport récent de scientifiques camerounais et allemands, "détruire l'habitat unique d'espèces menacées tels que les chimpanzés et le Drill" : "Les études antérieures présentées par l'entreprise étaient inadaptées et ne mentionnaient pas la présence d'espèces de mammifères menacées comme elles auraient dû le faire", a déclaré le Docteur Kadiri Serge Bobo de l'Université de Dschang. Parce que son climat tropical est très favorable à la culture du palmier à huile, le Cameroun suscite de plus en plus l'appétit des multinationales. Qui se tournent vers l'Afrique, après avoir ravagé l'Indonésie. Là-bas, "les forêts tropicales et les tourbières ont été détruites au rythme annuel de 1,1 million d'hectares entre 2000 et 2005" note Greenpeace, mettant en danger "diverses espèces, notamment le tigre de Sumatra et l'orang-outan" et expulsant "des communautés locales et des peuples indigènes de leurs terres". Les Camerounais ont sûrement hâte de goûter aux bienfaits du "développement".

Caution verte
S'associer à un écolo est à la mode pour redorer le blason des multinationales. Ainsi, Vinci a fait appel à Alain Bougrain-Dubourg : "Vinci fait beaucoup pour la biodiversité en France. Il faudrait faire pareil à l'étranger". Cette ph



