« Honnêtement, à Fakir, je me sens sous-exploité ! » Le reproche a de quoi surprendre, venant d’un garçon qui tient deux à trois tables par mois, qui sillonne toute l’Alsace, Mulhouse, Belfort et Besançon y compris. Cyrille, c’est notre préfet dans l’Est. « Mais je ne suis pas tout seul, il y a Manuelle avec moi. J’ai l’habitude de dire que je suis sous-préfet, et que Manu est la vraie préfète. Moi je l’aide, juste. » Tout commence en septembre 2022, à Paris, dans la foulée des Législatives. « On s’était déjà mobilisés, on voulait continuer les actions. » Il découvre le journal et depuis, le duo inonde l’Alsace de nos Tchios Fakir dès qu’une lutte se profile. Et notre infatigable Cyrille ne compte pas ses heures : il en redemande ! « Le problème, c’est qu’il y a seulement 24 h dans une journée ! Je ne m’ennuie jamais, j’ai toujours un truc à faire. » En ce moment, c’est le rangement qui l’occupe. Dans sa « caverne d’Ali-Baba » il entasse du matériel — tout ce qui est bon pour la récup’ et la confection de meubles. « Pas d’Ikea chez moi ! » C’est le bricolage qui a pris le relais sur son ancien travail. Pendant 31 ans, Cyrille a bossé dans la même entreprise en tant que verrier. « Je travaillais en 5x8, levé à 3h30 du matin, j’étais chef d’équipe. » Jusqu’à une opération des yeux qui lui vaut d’être licencié, en novembre 2025. Et depuis ? « Je revis ! Je n
Cyrille, l’exploité sous-exploité.
« Honnêtement, à Fakir, je me sens sous-exploité ! »
Publié le 15 septembre 2026
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