Lino Ventura l'énonçait, dans les Tontons flingueurs : " Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît ! "
On dirait la même chose des PDG, aujourd'hui : " Les patrons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît ! "
Ça ose encaisser les subventions et aligner les plans " sociaux ". Ça ose toucher du CICE et se réfugier dans les paradis fiscaux.
Ça ose remettre en cause l'Organisation internationale du travail, et même le travail
des enfants ! " De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace ! "
C'est tout le patronat, on dirait, qui a fait sienne la devise de Danton. Quand on dépasse les bornes, y a plus de limite. Le Crédit Impôt Compétitivité ? Le pacte de responsabilité ? La loi Macron ? El Khomri bientôt ? Ce n'est jamais assez.
Jamais assez d'allègements ! Jamais assez de flexibilité ! Jamais assez de subventions !
Alors, Fakir a dressé le palmarès des pires. Avec cette question lancinante :
alors que les PDG sont si audacieux, pourquoi, devant eux, sommes‑nous si lâches ?
C'était sur le plateau de France 2, durant la présidentielle de 2007. L'émission A vous de juger recevait Ségolène Royal, et avait choisi quelques " Français " pour l'interpeler. Notamment Geoffroy Roux de Bézieux, que Arlette Chabot présenta comme le " président de Croissance Plus ", par ailleurs " dirigeant de PME ".
" Le petit patron se lança donc : Vous avez beaucoup évoqué ‘réconcilier les Français avec l'entreprise' et y



