Lino Ventura l'énonçait, dans les Tontons flingueurs : "Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît !"
On dirait la même chose des PDG, aujourd'hui : "Les patrons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît !"
Ça ose encaisser les subventions et aligner les plans "sociaux". Ça ose toucher du CICE et se réfugier dans les paradis fiscaux.
Ça ose remettre en cause l'Organisation internationale du travail, et même le travail
des enfants ! "De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace !"
C'est tout le patronat, on dirait, qui a fait sienne la devise de Danton. Quand on dépasse les bornes, y a plus de limite. Le Crédit Impôt Compétitivité ? Le pacte de responsabilité ? La loi Macron ? El Khomri bientôt ? Ce n'est jamais assez.
Jamais assez d'allègements ! Jamais assez de flexibilité ! Jamais assez de subventions !
Alors, Fakir a dressé le palmarès des pires. Avec cette question lancinante :
alors que les PDG sont si audacieux, pourquoi, devant eux, sommes‑nous si lâches ?

Cet aveu d' "incompétence" rapporte tout de même 890 millions à sa bande organisée…
"J'ai de l'ambition pour mon nom , énonçait Arnaud Lagardère, en 1991, parce que je crois aux dynasties et je crois d'autant plus facilement aux dynasties que celle-ci commence." A 29 ans, lui ne courait pas les boîtes d'intérim son CV en main, non : il posait devant un tableau blanc, et d'un feutre bleu il dressait l'organigramme de ses fonctions p



