"Le feu et la dynamite à Mazamet " (Le Matin, 27/4/1909), " La guerre de guérilla continue à Mazamet " (28/4/1909), " Attentat : un rocher roule de la montagne à Mazamet " (30/4/1909).
En 1909, Mazamet fait la Une de la presse nationale : des terroristes sévissent, semble- t-il, dans cette petite commune du Tarn, les Rouges prennent le pouvoir par les armes...
Tout avait pourtant commencé de façon très paisible. C'est sur un ton révérencieux que les syndicats mazamétains s'adressent, le 22 décembre 1908, à leurs patrons :
" Considérant, d'une part, la cherté croissante de la vie et, d'autre part, les longs chômages de l'industrie lainière (...) nous avons mission de vous demander, une augmentation de 0,50 franc par 100 peaux, ce qui met les 100 peaux à 2,75 francs ", soit une hausse de 20 %. "Et de préciser, plus inoffensif tu meurs :
" Nous tenons à vous faire remarquer que nous ne vous menaçons nullement de grève. Le travail continuera, comme par le passé, pendant les pourparlers nécessaires à l'élaboration des nouveaux tarifs (...) L'éventualité d'une cessation brusque de travail doit, quoi qu'il advienne, être écartée de vos préoccupations. "Bref, la CFDT d'aujourd'hui, à côté, c'est la bande à Baader... Sauf que les 28 patrons du coin signent un commun refus. Les syndicats élèvent la voix :
" À partir du 9 janvier le syndicat ne répond de rien et toutes les conventions que nous avo



