"Réforme ", vous aimez les réformes.
Vous n'êtes pas le seul, moi aussi. Il en est une, on l'a vu, qui vous obsède : la " réforme des prud'hommes ". Vous en avez passé un morceau dans votre loi Macron 1, vous espériez une loi Macron 2, puis finalement vous l'avez en partie, mais pas complètement, glissée dans la loi " Travail ".
Permettez que j'offre à votre attention une autre réforme, d'une autre juridiction : le tribunal de commerce, au cœur du dossier Ecopla.
" Le projet de développement de l'actionnaire était complètement bidon, témoigne Michel Lemoine, expert-comptable du comité d'entreprise. ça se voyait en un clin d'oeil : les perspectives de vente, l'amélioration de la marge, tout était fantaisiste. — Comment ça se fait, alors, que le tribunal de commerce l'ait validé les yeux fermés ? — ça reste pour moi un mystère. J'en ai averti le président du tribunal, et même le vice‑procureur de la République, le commissaire au Redressement, mais sans effet. Comme vous dites, ils ont fermé les yeux, justement ! Et c'est pour cette raison que, d'après moi, il y a des responsabilités pénales, des actionnaires, des sociétés, mais aussi du tribunal de commerce : son rôle, c'est de réagir, d'étudier les solutions alternatives avant la liquidation. "C'est là, au tribunal de commerce, que se décide le sort des entreprises. Ce n'est pas rien. Mais qui y siège ? Que des chefs d'entreprise, ou leurs affiliés. C'est d'ailleurs un col



