
Une dizaine d'ordinateurs ronronnent tranquillement : "Tous avec des logiciels libres!", précise très vite Ambroise, dans son "Clic-Cool café", à Toulouse. Un canapé, une table basse, des tableaux accrochés aux murs : on est bien loin des plateformes informatiques.
"C'est que j'en ai été dégoûté", m'explique Ambroise pendant que je touille mon café (forcément équitable). Les grosses entreprises de prestation informatique, il connaît : "J'ai passé cinq ans en SSII dans cinq boîtes différentes."
Et il en est ressorti usé. Le boulot des SSII – dire "SS2I" pour Sociétés de services en ingénierie informatique –, c'est d'être le sous-traitant de grands clients : les banques, l'industrie, les télécoms, etc. Elles s'occupent de la maintenance des ordinateurs, développent des logiciels et même de l'ingénierie.
"Ma spécialité, c'était le help-desk, poursuit Ambroise, ça veut dire que je dépannais les ordinateurs des clients par téléphone. Mon tout dernier poste, c'était dans une SSII qui travaillait pour les hôpitaux de Toulouse. Avec Xavier, mon collègue, on répondait au numéro d'urgence pour les infirmières et les docteurs qui avaient un problème sur leur ordinateur. Tu
raccrochais, et hop, le téléphone sonnait aussitôt. " Sous tension, Ambroise touchait-il un salaire de CSP+ ? " Même pas ! Et, ça a été la goutte qui a fait déborder le vase : quand ma direction m'a refusé une augmentation. Je suis parti alors que je n'avais mêm



