" Camarades ! Camarades ! Le père Noël est parmi nous ! " Dans la sono de la CGT, à Amiens, en pleine manif, les " Tous ensemble! Tous ensemble! " s'interrompent. Place au silence, à la stupéfaction, à un cri de ralliement : "Camarades !Le père Noël a choisi son camp ! " Toutes les radios, les caméras se précipitent sur lui : "Que faites-vous là, père Noël?", mais lui, taciturne, habitué à la solitude, rejoint paisiblement sa place : dans le cortège, parmi les travailleurs. à peine bougonne-t-il contre ces "médias vendus" : "Ah, on ne m'y prendra plus, ça non, à livrer des téléviseurs, écran plat ou pas, pour le 25 décembre! " .Toutes les demandes d'interviou sont refusées. Toutes ?
Non. Dans la foule, il aperçoit un enfant, vêtu de notre magnifique maillot : " Ah, Fakir ! " s'exclame-t-il, et le
voilà qui embrasse le jeune garçon.
Le père Noël : C'est un peu à cause de toi si je suis là…
Marius : Comment ça ?
Le père Noël : Oh, le ras-le-bol couvait depuis longtemps. D'abord, quand ils ont voulu me sucrer mon traîneau. Les rennes coûtaient trop cher à entretenir, d'après eux. Fallait les nourrir toute l'année, pour une journée de boulot. Réduction des coûts oblige, on allait louer une camionnette chez Europcar... Juste un hic : je devais passer le permis. Cent douze fois que je le tente, cent douze fois que je le loupe, eh eh. Après, dans mon bureau, y a pas la clim', et la température est vachement montée, au pô
Entretien exclusif
Grâce à Fakir, le père Noël a choisi son camp…
Publié le 16 décembre 2010
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