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Journal fâché avec tout le monde. Ou presque.

Droit dans les yeux

149 femmes mortes sous les coups de leur conjoint en 2019. Pour Mily, c’est pas passé loin : le pistolet sur la tempe…

Publié le 15 février 2020

[sommaire] 10 octobre 2019, Assemblée nationale. L’impression d’être une merde « Vous avez affirmé, madame la garde des sceaux, que les policiers d’un commissariat ne pouvaient pas refuser une plainte. C’est sans doute vrai en théorie, mais en pratique, nous le déplorons chaque jour… » C’était mi-octobre, à l’Assemblée. La ministre de la justice, Nicole Belloubet, ressassait que, pour les femmes battues, dans les commissariats, tout se passait bien. Circulez, y a pas grand-chose à voir, ni à dire, ni à changer, finalement. Le matin même, Mily, une copine fakirienne de Montélimar, m’avait passé un coup de fil, en urgence. J’étais sorti de l’hémicycle pour l’écouter. Elle chialait au bout du fil. Mily, notre exploitée du n° 90. Mily, notre préfète fakirienne, qui se démène, mère célibataire avec ses trois enfants. Mily qui a toujours un sourire d’avance. Et là en pleurs. C’est avec ce drame que je tentais de secouer le « Tout va très bien, Madame la ministre » : « Il m’avait fait promettre de ne pas porter plainte. Ça m’a ralentie, dans le processus. Les faits se sont produits fin août, je n’ai déposé plainte qu’en avril. C’est une décision tellement difficile à prendre… On a besoin de soutien mais on est isolée, physiquement isolée, dans ces cas-là. Je suis allée dans un groupe de soutien, c’est là que j’ai trouvé la force d’aller au commissariat. Quand j’arrive là-bas, la

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