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Journal fâché avec tout le monde. Ou presque.

Foutre la paix aux pauvre (et les imiter)

Et si c’était les pauvres qui détenaient la clé de notre avenir ? C’est ce que pressent, pour l’avoir constaté, l’auteur et diplomate iranien Majid Ranhema.

Publié le 9 décembre 2022

On en a entendu, des conseils de la part des ministres, des élus, afin d’économiser, tout en refusant de taxer les superprofits : chauffage à 19 degrés, col roulé, bien étendre son linge ou cuisson des pâtes… Pourtant, la technique de la marmite norvégienne (je vous laisse chercher si vous ne connaissez pas), ça fait longtemps qu’on l’applique, chez moi. Les plus modestes sont-ils réellement perdus sans les conseils des riches ? Lui, il en était revenu, de cette idée. Lui, sans être pauvre, avait vécu au milieu d’eux dès ses premières années d’enfance à Téhéran. De formation universitaire, il avait cru au « progrès » amené par l’Occident. Diplomate, ancien ministre jusqu’en 1971, représentant l’Iran à l’ONU, il s’était engagé dans des missions internationales en tant que membre du conseil exécutif de l’Unesco et représentant résident des Nations Unies au Mali. Cet homme, c’est Majid Ranhema. Chez lui, le déclic se produit lors de deux voyages où il rencontre les Amérindiens du Canada, puis les « domiciliés des trottoirs » de Calcutta. Dans Quand la misère chasse la pauvreté, il raconte l’émergence de ses doutes quant à ses croyances premières. Et son constat est clair : malgré le développement économique, la croissance, les aides des institutions internationales, la misère demeure. S’aggrave même parfois. Bref, quelque chose ne « marche pas ». Que fait-il, alors ? Il tourne le

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