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Journal fâché avec tout le monde. Ou presque.

Un peu de tendresse pour l’Assemblée

Comment on fait pour rendre visible une France invisible ? Ça fait maintenant vingt ans qu’on essaie, qu’on s’y efforce. Et parfois ça marche. Au moins à moitié…

Publié le 12 mars 2019

Samedi 16 juin : la rencontre

Fakir : Comment tu t'es mis à bosser sur les AESH, les " accompagnants pour enfants en situation de handicap " ? François Ruffin : C'est parti d'un truc perso… Un samedi matin, ce printemps, j'accompagnais ma fille Ambre, elle a six ans, à une petite rencontre d'athlétisme inter‑écoles à Amiens‑Nord. Elle a couru, elle a sauté, elle a lancé un poids, avec une quarantaine de gosses. C'est touchant de les voir, je trouve, avec les instits qui les alignent, qui distribuent les morceaux de brioche, les briquettes de jus d'orange. à la fin, on avait presque terminé, et j'entends un choeur de " Assia ! Assia ! "… Une femme, reubeu, venait de rentrer dans la cour, et les gamins lui tournaient autour, s'accrochaient à son pantalon, lui cabriolaient dessus, comme un chiot qui fait la fête à son maître. " Ben dites donc, je lui fais remarquer, vous êtes la star ici. — Oui, on m'aime bien ", elle a consenti, modeste. C'était une AVS, elle, une " auxiliaire de vie scolaire ", c'est le même boulot que AESH, mais en encore plus précaire, un contrat aidé. Et justement, elle voulait me contacter : " En octobre, ça fera deux ans que je fais ce métier, et je ne sais pas si je serai maintenue. Ça me ferait trop mal, parce que je m'occupe d'un petit garçon autiste, et je ne veux pas l'abandonner. La famille aussi voudrait me garder... — Vous avez d'autres collègues dans le même cas ? je lui demande. — Toutes ! Tou

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