À la sortie d'un débat avec Solidaires, dans la Somme, Pascal nous alpague : "Et avec Fakir, vous bousillez encore des forêts ? C'est imprimé sur papier recyclé, au moins ?"
Franchement, on n'en savait rien.
Alors, à la sortie du dernier numéro, on a demandé à notre imprimeur, IPS, à Fouilloy – quinze kilomètres d'Amiens : "100% recyclé", nous a répondu Bruno, le chef d'atelier. Et plus précisément : "C'est du papier de marque UPM, fabriqué à Rouen à partir des vieux papiers de la région parisienne, acheminé par bateau jusqu'à Rouen". Et de nous montrer les bobines en stock, certifiées "recyclé". Les Figaro du seizième, une fois dans les poubelles, deviendraient donc du Fakir…
Le directeur de l'imprimerie, Benoist Velay, nous récite tout le dépliant promotionnel : "Non seulement c'est du papier recyclé, mais ici aussi on recycle tout". Déchets, encres, tri sélectif dans l'usine. "La seule chose qui va dans les égouts, c'est l'eau des douches, promet-il. On utilise soit du papier recyclé, soit du papier issu de pépinières gérées durablement en Scandinavie et certifié PEFC". Et de conclure : "L'industrie papetière est une des moins polluantes qui soit, qui a le plus tôt intégré la question environnementale."
Y avait tout un tas de labels au mur, dans l'entrée : Imprim'Vert, PEFC, ISO 14 001. Mais bon, ces logos, c'est pas non plus une garantie de sainteté écolo.
PEFC, d'abord. Ce "Programme de Reco



