CICE : La (vraie) France des assistés 2/2

par Baptiste Lefevre, François Ruffin, Vincent Bernardet 18/03/2017 paru dans le Fakir n°(78 ) décembre 2016 - janvier 2017

Version imprimable de cet article Enregistrer au format PDF

On a besoin de vous

Le journal fakir est un journal papier, en vente dans tous les bons kiosques près de chez vous. Il ne peut réaliser des reportages que parce qu’il est acheté ou parce qu’on y est abonné !

Vingt-deux milliards. 22 000 000 000. C’est un métier, que de faire sentir l’énormité d’un chiffre comme ça. Que ça ne reste pas une abstraction avec plein de zéros. Que ça prenne corps, un peu. De Ailly-sur-Somme jusqu’à chez vous…

Ailly
Jeudi 29 septembre, 8 h 25.

« 400 millions, le PDG ! T’as vu ça ? »
On distribue nos tracts, et ça leur plaît plutôt, aux gens. Ils les réclament, même.
« Il a les moyens de payer, le bâtard ! »
Ça ne cause pas « défense de l’emploi », ici.
On n’y croit pas. Ou on n’en veut plus.

Les ouvriers, la plupart, en sondage express, veulent juste « se tirer » :
« Ça fait des années qu’ils nous prennent pour des cons !
—  Et vous allez faire quoi ?
—  Je sais pas, une formation. Ou chercher sur la zone. J’ai mon permis cariste. »

Je grimace. Y aura de la casse.
Mais y en a déjà.
Et pour eux, c’est presque un soulagement.

Faut comprendre le contexte.
Ce printemps, Freddy, Stéphane, Gérald, les délégués CGT sont venus nous trouver, à Fakir : « Bigard a racheté Ailly en 2008, et depuis il n’y a plus aucun investissement… On voit les rats se balader sur les chaînes, mais faut pas le dire, sinon ‘‘ça nuirait à notre image’’… Ils veulent fermer le site, mais ils font ça en catimini, sans l’avouer… »
Sous le bras, ils avaient apporté un rapport d’expertise du cabinet Émergences, « portant sur les conditions de travail et les risques psychosociaux ».
J’aime ça, cette littérature, entrer dans la chair des boîtes.
Je vais le citer longuement.
Pas seulement parce que sa « chargée d’expertise », Sandrine Cheikh (je la pompe assez pour la nommer) a soigné l’ouvrage. Surtout parce que, vous verrez, ça parle des Bigard, mais pas seulement, bien au-delà.

Des chiffres, d’abord :
« Entre 2007 et 2015, l’effectif a diminué de 62 %, passant de 323 salariés à 123. » [voir graphique ci‑dessous]

Mais l’exploit, c’est que Bigard a supprimé deux cents emplois… sans plan social ! Un tableau récapitule les causes de départ entre 2010 et 2014 [voir tableau ci‑dessous] : pour obtenir ces résultats est mise en œuvre une véritable entreprise de découragement.

« Chaque année, plus de 5 % de l’effectif est concerné par une déclaration de maladie professionnelle. » Soit un « taux de fréquence des maladies professionnelles très supérieur au taux national du secteur », plus du double.
Qu’on y ajoute les longues maladies, les maladies tout court, les accidents, les absences injustifiées, et Ailly-sur-Somme détient le record de l’absentéisme.
L’indice manifeste d’un malaise.

Un malaise physique, d’abord :

Les salariés que nous avons rencontrés souffrent de douleurs, de pathologies, voire de handicaps :
« J’ai des douleurs sur les bras, les jambes. J’ai eu des arrêts pour le dos. À force d’attraper des tendinites, je mets de la pommade et je continue à travailler. J’ai besoin d’argent, voilà le problème. »
« J’ai mal au dos, mal aux jambes, aux poignets. Avec le froid, l’âge, rester toujours debout. Ici, c’est marche ou crève. Je me sens fatigué. »
« Après le boulot, j’ai mal. Les hanches, le dos, les épaules. Des débuts de tendinite. Et le directeur dit que les arrêts, c’est de complaisance ? »
« J’ai des problèmes aux doigts, à la main, une tendinite au coude, des problèmes aux épaules. J’ai plus la force au niveau du bras, c’est un handicap très dur à supporter. Mon moral en a pris un coup. »
« En fin de vacation, j’ai mal, pourtant je ne suis pas du genre à me plaindre. C’est très dur, je rentre, je prends un cachet. Je ne peux plus faire grand‑chose par ailleurs. Je n’ai rien demandé, je n’ai pas demandé à être comme ça aujourd’hui. »

(Tout ça mêlé à des « j’adore mon métier », « je fais un travail de qualité », « on met du cœur à le faire, le travail », etc.)

Un malaise psychosocial, surtout :

Les salariés rencontrés en entretien ou sur les postes de travail lors des observations du travail font part de multiples symptômes, certains d’entre eux en cumulant plusieurs :
—  troubles du sommeil ;
—  tension ;
—  anxiété ;
—  troubles de l’alimentation ;
—  irritabilité ;
—  absence d’envie dans la vie quotidienne ;
—  fatigue excessive ;
—  morbidité.

Une partie des salariés a dû arrêter à cause de cette souffrance, des personnes ont été hospitalisées, des personnes sont suivies par un psychologue, certaines suivent un traitement médicamenteux « pour tenir ».

« Je suis suivi par un psychologue. Ma vie familiale est détruite, et puis la santé… Je n’ai plus de sommeil. »
« Et maintenant le sommeil c’est moyen, le week‑end à 3 h du matin je suis réveillé, c’est nouveau. Je rumine. »
« Je fais de la tension, avant je n’avais pas de tension. J’ai du mal à dormir plus qu’avant, je me réveille en pleine nuit. Trois à quatre fois. »
« On ne sait pas. On fait notre travail quand même mais des fois on n’est pas motivés. Tous les matins, je vomis quand je me lève et pas le week‑end. Ça va pas. »

[…]
Les experts ont été surpris par l’échange entre le secrétaire et le président du CHSCT [directeur du site], lors d’une réunion (PV du 12 mai 2015) :
Question du secrétaire du CHSCT : « Comment se fait-il que des salariés sont à deux doigts du suicide ? »
Réponse du président du CHSCT : « On n’est pas là pour régler les problèmes de santé des uns ou des autres. »

Humanisme, quand tu nous tiens !

L’inquiétude tenaille les salariés.
D’autant que la chaîne du steak surgelé, elle, a déjà déménagé en douce :

Notre directeur n’a pas été honnête : « Ne vous inquiétez pas, les travaux vont se faire pour le surgelé. Ça ne fermera pas. » Six mois après : vous êtes dehors. On ne sait pas ce qui se passe. Tout le monde pense « notre tour suit ». On nous dit « Ne vous inquiétez pas », mais on vit au jour le jour. Dans six mois, c’est reparti pour un tour ? C’est comme si on avait un contrat à durée déterminée et pas un CDI. 
On était en colère. Quand on l’a su, tout le monde pleurait. Ils ont bien travaillé derrière notre dos. On voyait dans l’usine une chaîne en moins. Tous les ans, on posait la question à Noël : « Non, ça ne fermera pas. »
Je suis en colère. J’ai rencontré un psy. Quand on voit des gens pleurer, ça fait mal, ça me touche énormément. Je garde tout en moi. Mais voir l’entreprise dégringoler, ne plus avoir la vision pérenne, ça me travaille énormément.

Mais mon passage préféré, c’est sur la « communication ambiguë de la direction ». L’experte pointe « une certaine instrumentalisation par l’encadrement de l’inquiétude des salariés dans le souci d’accroître la productivité ».
Un ouvrier :
« Alors que les femmes du surgelé sont allées pleurer dans leur voiture, monsieur X n’a rien trouvé d’autre à dire que : “J’espère que ça va fermer vu la façon dont vous travaillez.” »
Puis, directement, en entretien, des membres de la direction :
« J’ai dit aux gars : “Si vous ne cessez pas de faire les cons, ça va plus rigoler.”  »

« Il y a sur le site des gens qui ont envie de garder leur emploi et des gens qui n’ont pas envie de le garder. »
Et les cadres de dénoncer les syndicats, leurs propos alarmistes :
« On a parlé dans la presse de fermeture du site. Or, jamais Bigard n’a parlé de fermeture de site. C’est des informations qui nuisent au site. On n’est pas dans le schéma de la fermeture parce qu’on a des points forts. Mais je n’ai réussi à le faire comprendre qu’à une minorité. »

Et ça marche.
Ce discours fonctionne. Notamment sur l’absentéisme, remarque le rapport :

Certains membres de la direction suscitent et exacerbent les divisions entre les salariés en cherchant à monter les « présents » contre les « absents ».
« Quand les gens sont malades, ils nous disent : “Dites à vos collègues d’arrêter d’être malades tout le temps.”  » (Un salarié)
« Le fainéant rentre », ou encore « les personnes à mi-temps ont de bons médecins », etc., seraient des propos entretenus par certaines personnes de l’encadrement. 

Cette culpabilisation des « absents » commence, semble-t-il, à produire des effets, car certains salariés interrogés semblent très remontés contre les absences qui seraient « douteuses » et les grévistes qui refusent de faire des heures supplémentaires :
« Moi, je suis un con. Le système est comme ça et je n’en profite pas. Le mec qui un jour n’est pas là, l’autre jour est là, et un autre jour n’est pas là, et à la fin du mois il passe à la caisse comme vous. » (Un salarié)

Ce témoignage montre bien la scission qui s’opère dans le collectif de travail. Certains ouvriers sont de plus en plus sensibles à ce discours culpabilisant entretenu à l’endroit de salariés arrêtés parce que leur médecin en aurait ainsi décidé. En les interrogeant en profondeur, on se rend compte que cette révolte résulte, in fine, d’une organisation du travail qui, faute de recrutement, même de contrat temporaire, s’adapte difficilement à un taux d’absentéisme élevé et les sollicite davantage.

La boucle est bouclée.
Les victimes sont les coupables… et les victimes elles-mêmes tiennent (parfois) ce discours !

C’est agrafé à la fin du rapport.
Le groupe Bigard a adressé une réponse au cabinet Emergences. Le 4 mars 2016, c’est pas vieux. Eux se montrent très satisfaits :
« Les transferts réalisés au sein du groupe sont à ce jour un véritable succès. »  
Et d’assurer :
« Nous nous attachons maintenant à finaliser les évolutions organisationnelles et humaines sur le site d’Ailly pour stabiliser notre activité et nos équipes et ce, dans le cadre d’une continuité de l’activité. »

Un but réaffirmé :
« Pérenniser l’activité du site sous un format de sous‑traitance industrielle spécialisé dans le désossage. »
Mais en fixant une condition : « en diminuant l’absentéisme de manière significative. »
Tout ça avec, autour, un baratin de « dialogue social », « impliquer les collaborateurs », « à l’écoute des opérateurs », etc.

Après notre rencontre à Fakir, fin juin, Stéphane, Gérald et Freddy se sont rendus au Comité du groupe, à Quimperlé. Où le « grand directeur » leur a garanti, à nouveau, que « la fermeture du site d’Ailly‑sur‑Somme n’est pas à l’ordre du jour »

***

« On fera comme Goodyear à Amiens, on va se battre », promettait un ouvrier dans le rapport.
Ça n’en prend pas le chemin. Sous le barnum, Stéphane rend compte aux salariés, aux soutiens, de la discussion avec la direction : « Bon bah voilà, normalement, j’ai rien le droit de vous dire… »
Il ne prend pas la sono.
Sa voix chevrote.
Il piétine, baraqué mais l’air penaud :
« Le DRH a prévenu, si jamais on parle à l’extérieur, il arrête les négociations, il rentre en Bretagne… »
La peur n’a pas changé de camp.
Ça s’agglutine par petits groupes.
Mais la révolte ne gronde pas.
La colère ne se crie pas, ne se déchaîne en aucune violence.
C’est pire, elle est rentrée, elle va pourrir dans les cœurs de ces hommes endurants, durs à la peine, durs avec eux-mêmes.

Il faut récapituler, tout de même, pour mesurer cette étrange banalité : en rachetant Défial, Bigard a promis juré craché, cela va de soi, de « préserver l’emploi ». Quelques mois plus tard, tout investissement sur le site a cessé. Toute embauche, même en CDD, fut gelée.

Côté salariés, des douleurs physiques existaient déjà, qu’aucune réflexion sur l’ergonomie, les postures, etc. n’a cherché à endiguer. Inquiets quant à l’avenir de l’usine, quant à leur absence d’avenir, le malaise psychique s’y est ajouté.
À force de découragement, et donc de longues maladies, de ruptures conventionnelles, de dépressions, de démissions, la direction est parvenue à diviser l’effectif par trois… sans avoir à financer le moindre plan social.
Le groupe a promis juré craché que la chaîne du surgelé ne partirait pas. Quelques mois plus tard, elle quittait néanmoins Ailly pour Feignies (59).
Le groupe a ensuite promis juré craché que le site d’Ailly ne fermerait pas. Quelques mois plus tard…
Et malgré ça, tout va se passer dans le calme.
Ou plus exactement : dans la résignation.

On le devine :
Ce qui se joue sur ce parking, c’est aussi autre chose.
Ce qui se dit dans le rapport, c’est presque une parabole.
De la France.
De ses classes populaires.
Déprimées.
Accablées.
Manipulées.
Divisées.
Délaissées.
Enfermées dans la cage d’acier du désespoir.

Et on se dit, quand même, à la fin, elles vont oser. Elles ne vont pas s’abandonner éternellement à la soumission. Elles vont la secouer, cette cage, en desserrer les barreaux. Ou alors, du dehors, une main puissante va les secourir, leur rendre confiance et espérance, une main qui doit les protéger.
On songe à l’État.
À la main gauche de l’État.

Car, malgré mon récit, mes digressions, je n’ai pas oublié mon sujet.
La cerise sur le gâteau.
Les 32 millions.

Certes, depuis huit ans, Jean-Paul Bigard fait souffrir les corps, torture les âmes, grâce à ses petits managers zélés.
Certes, depuis huit ans, le riche PDG a menti, sciemment, constamment, lui qui n’a racheté l’usine que pour mieux la fermer.
Certes, ces souffrances, ces tromperies, les syndicats les ont prouvées, presque scientifiquement, dans le rapport du cabinet Émergences.
Certes, durant tout ce temps, nul « représentant » ne s’est interposé entre le grand patron et ses ouvriers maltraités, ni la Direction du travail, ni le préfet, ni un parlementaire, ni un ministre, tous absents.
Certes certes certes.

Mais il y a plus drôle.
De son comportement, Jean‑Paul Bigard est récompensé.
Chaque année, l’État lui accorde 32 millions d’aides.
21 millions d’allègements Fillon, 11 millions de CICE.
De quoi lui assurer cent millions de bénéfices.
(Environ, tous ces chiffres. On ne sait pas trop. Comme énoncé beaucoup plus haut, le groupe n’est pas à ça près : il ne publie pas ses comptes.)

Mais on ne parle pas que de chiffres, ici.
On parle de plus sérieux, plus profond que des comptes.
On parle de sentiments.
De l’injustice.
L’injustice aux cris perçants, à la bouche tordue, qui vrille les cœurs.

Comment ne pas se résigner, détester le monde, s’enfermer dans la cage d’acier du désespoir, quand votre bourreau, votre oppresseur, votre tyran, loin d’être blâmé, condamné, châtié par les autorités, et des autorités socialistes !, se voit au contraire couvert d’or ? Gratifié pour ses forfaits, et non puni ?
Et ce n’est pas ici seulement mais partout.
Et ce n’est pas aujourd’hui seulement, mais toujours, toujours depuis trente ans.

Le peuple est seul.
Le peuple a froid, le cœur désolé, la fraternité ravagée.

Mais où sont-elles, les autorités socialistes, sur ce parking ?
Mais où est-il, l’État, sa main gauche ?
Ah, je le vois là-bas, c’est ce petit homme gris et grisonnant, en costume et cravate, un insigne à la boutonnière. Je bondis, j’accours, je vole…

Notre CICE à nous

À Fakir aussi, on détourne grave le CICE.

J’ai demandé les chiffres à Johanna : en 2015, l’association a bénéficié de 2 636 € de Crédit impôt compétitivité emploi. On ne va pas le rendre, faut pas rêver. Mais jusqu’ici, on ne l’avait même pas remarqué. Ça nous est complètement inutile, ça ne va rien changer à notre économie, et on ne va pas embaucher grâce à ça. On a connu des moments, dans notre histoire, où un coup de pouce était bienvenu. Et on l’a obtenu. Je mentionnerais deux moments.

Au printemps 2002, entre les deux tours de la présidentielle, juste après l’éviction de Jospin, alors que je sortais de l’école de journalisme, Fakir a arraché, avec manif et tout, le dernier emploi-jeune de la région. Dont j’ai bénéficié, avant de laisser le poste à Aline, puis à Pierre Souchon. À coup sûr, ce soutien nous a permis de pérenniser Fakir comme journal local.

Peu après le passage en national, en 2009, c’est la région Picardie qui nous a accordé un emploi aidé, « tremplin » ça s’appelait, et on a bien rebondi dessus !
Est-ce que, sans ces aides publiques, est-ce que nous aurions tenu dans la durée ? Est-ce que nous aurions lancé des T’chio Fakir, une maison d’édition ? Est-ce que nous aurions produit Merci Patron ! ? Est-ce que nous compterions, aujourd’hui, cinq emplois ?

Je l’ignore. L’histoire ne se réécrit pas. Nous étions, nous sommes, habités d’une volonté qui ne dépend pas du compte en banque. Néanmoins, quand une réponse positive tombait, nous respirions. Nous pouvions lever le nez, songer à l’année d’après, nous structurer.

Je suis « entrepreneur » moi aussi, en un sens, sans le savoir, comme M. Jourdain, machin machin. Et je ne vais pas proclamer, dans un élan purificateur : « On supprime toutes les aides ! On remet les cotisations à bloc, pour tous, les petits les gros, les anciens les nouveaux ! »
Au contraire.
Nous sommes, nous, les vrais amis des entreprises ! (voir Fakir n°76)
Contre les actionnaires voraces.
Contre le libre échange mondialisé.
Contre les dogmatiques du marché.

Et donc, ici, contre un État au service des firmes : de ces vingt milliards, d’après un rapport du Sénat, « la créance est majoritairement destinée aux grandes entreprises ». Et les parlementaires de conclure : « Si l’objectif était de soutenir en priorité le tissu de petites et moyennes entreprises, il semble ici non rempli, celles-là percevant moins de la moitié de l’effort budgétaire consenti. »
C’est une offrande à tous vents, à tout va. Les gouvernements sèment à la volée, et tant mieux si germent des CDD...

En pragmatiques, à l’inverse, nous ciblerons.
C’est si peu révolutionnaire.
Mais déjà extraordinaire.
Nous donnerons moins, mais mieux.
Pour les petites boites, une exonération, par exemple, les deux premières années, puis une fiscalité qui croît lentement.
Pour la SNCF, même, ou La Poste, des subventions pourquoi pas, mais pas des chèques en blanc : sur des projets. Quoi pour le territoire ? Des cars Macron, ou des petites gares ?
Et tout bêtement (où en sommes-nous pour devoir énoncer pareils truismes ?), des aides selon l’utilité sociale, selon la pertinence écologique.

Avec ces questions à rouvrir :
Que veut-on produire ?
Où veut-on le produire ?
Comment veut-on le produire ?
Que la volonté ne soit pas laissée aux mains des Bigard. Qu’on y oppose une autre volonté, notre volonté, collective, politique, la seule qui puisse, pour Gérald, Stéphane, Freddy, rouvrir la cage d’acier du désespoir…

Écrire un commentaire

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.