Le trafic routier a, certes, été multiplié par 2,3 en 30 ans. Mais pour rendre compte de l'hégémonie du camion, cette courbe ne suffit pas. Il faut en présenter une seconde :
En 1962, le transport des marchandises se faisait à 32 % (seulement) par la route. En 1971, pour la première fois, les poids lourds dépassent le rail (41 % contre 40 %). Et désormais, en France, les camions détiennent 85 % du trafic ! Contre moins de 10 % pour le fret ferroviaire…
Comment expliquer ce basculement, son ampleur ?
Pourquoi le transport le plus polluant – a minima quatre fois plus que le train, émettant dix fois plus de CO2 – a-t-il raflé la mise ?
Subvention déguisée
Il y a l'autoroute, bien sûr. Dans une première phase, distingue la Cour des comptes, " de 1970 à 1980, la croissance des parts de marché du mode routier est fortement dopée par l'extension du réseau routier national qui provoque un accroissement de la vitesse des acheminements et des gains importants de productivité ".
En 1968, la France compte 1 000 kilomètres d'autoroutes, 4 700 en 1980, près de 12 000 désormais. Dans les années 1980, les gouvernements investissent quatre fois plus d'argent dans le bitume que dans le rail, six fois plus en 1990, sept fois plus en 2000. C'est une subvention déguisée aux transporteurs.
Car la SNCF, elle, paie pour construire et entretenir son réseau. Pas les camions:
" Les péages autorou
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