Avec ses subventions déguisées, la route tuait déjà le rail. Mais les gouvernements ont, en plus, choisi de carrément euthanasier le fret ferroviaire. Retour sur le démantèlement de tout un secteur.
Un coup d'œil à cette courbe suffit : deux périodes sont à distinguer, avant et après l'an 2000.
1984-2000 : le déclin tranquille
" À la gare de Corbie, se souvient André, cheminot dans la Somme, je m'occupais de la réception et des envois de marchandises. On faisait surtout les campagnes de patates, avec Roquette, à côté, on transportait les fécules, l'amidon, mais aussi des aliments pour chiens, des couronnes de fer, des grumes de bois. Et puis on a vu les clients partir. Étrangement, Roquette a fait des travaux pour améliorer son embranchement, et juste après, ils ont tout passé par camion. On a vu les dessertes fermer, les rails étaient recouverts de bitume, ça nous paraissait une fatalité : on avait un fonctionnement rigoureux avec la sécurité, moins flexible que la route, sur le juste-à-temps, sur les prix, on ne pouvait pas suivre le camionnage. En 1992, ils ont supprimé mon poste, c'était fini. "
C'est l'époque du déclin tranquille : avec une route dopée, défiscalisée, dérèglementée, le rail n'est plus compétitif. Qu'on observe ça, cependant : si, en pourcentage, la part du train diminue – de 26 % à 16 % –, en revanche, en volume, la SNCF se maintient : 57,7 milliards de tonnes/kilomètre en 1984, et elle remonte à exactement autant, 57,7 en 2000.
Comment résiste-t-elle ?
À travers son parcours à la SNCF, Philippe Mühlstein l'explique : " Quand je suis nommé chef de gare à Do
Contenu réservé à nos abonné·es
3€ par mois seulement !
Vous devez être connecté·e à votre compte Fakir pour accéder à cet article.
Fakir vous emmène au théâtre! Parce que c’est une pièce, qui s’est jouée au tribunal correctionnel de Paris pour le procès de Bernard Squarcini, accusé…
Ils étranglent les clients – les Français. Ils étranglent leurs propres salariés, leurs gérants. Ils étranglent leurs fournisseurs. Ils étranglent, même, les comptes publics. Tout…
« Poules », « moutons », « bétail », « troupeaux », « machines »… Les professionnelles de la petite enfance ne sont pas tendres avec nos bouts de chou. Peut‑être parce qu’elles sont elles‑mêmes…
Pratique courante sur de nombreux sites internet, le site de Fakir peut déposer des cookies sur votre ordinateur et y accéder. Toutes les informations collectées ne seront utilisées que pour suivre le volume, le type et la configuration du trafic utilisant ce site, pour en développer la conception et l’agencement et à d’autres fins administratives et de planification et plus généralement pour améliorer le service que nous vous offrons.
Fonctionnel
Toujours activé
L’accès ou le stockage technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
L’accès ou le stockage technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’internaute.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques.Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
L’accès ou le stockage technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.